Quelques semaines passèrent, Jacques Cartier se préparait à retourner sur son navire. Avant son départ, Donnacona et ses villageois firent toutes sortes de cadeaux à leurs nouveaux amis. Des capteurs de rêves, des cerceaux, de la nourriture pour le voyage et des pierres précieuses. Jacques Cartier leur dit qu'il reviendrait…
Un an passa et les Habitants de Gaspé retournèrent à Stadaconé. Tous les Iroquois avaient presque oublié que Jacques Cartier était jamais venu. Domayaga et son frère Taignoagny allaient chasser et comme d'habitude Domayaga sauvait son frère du pétrin. Agona était retourné à son repaire solitaire au fond du village et complotait toujours contre le grand chef. Les femmes cultivaient le sol. Donnacona allait constamment s'informer sur la prochaine venue de Jacques Cartier chez Agona.
Une fois de plus, Le jour tant attendu arriva un an plus tard. Ils aperçurent de nouveau la silhouette du grand bateau mais il semblait plus populeux que la dernière fois.
Jacques Cartier débarqua de sa barque à Stadaconé et salua Donnacona. Il demanda s'il pouvait rester une saison de temps. Donnacona n'y vit aucun inconvénient. Domayaga et Taigoagny reconduirent Jacques Cartier et quelques-uns uns de ses hommes à leur maison temporaire.
— Vous êtes bien les fils du grand chef Donnacona?
— Oui, je me nomme Domayaga et voici mon frère Taigoagny, nous sommes bel et bien les fils du chef Donnacona …mais pourquoi cette question monsieur Cartier?
— Et bien, ne le dites pas tout de suite à votre père mais j'ai besoin d'emmener des représentants de votre peuple en France.
— Et vous voulez nous y emmener?
— Peut-être…
Il commenceait à se faire tard et la nuit tombait peu à peu sur le paisible village de Stadacone. Jacques Cartier était allé parler à Donnacona et tentait de le convaincre de lui prêter ses fils. Donnacona finit par dire qu'il allait y penser. L'hiver Canadien rendait tous les Français malade comme des chiens. Jacques Cartier avait l'impression que le froid ne ferait jamais place à la chaleur. Le printemps arriva vers la fin de mars. Le fier français avait presque fini de grelotter.
La glace était de moins en moins épaisse. L'équipage de Cartier tapait sur la glace avec leurs pelles pour dégager le bateau. Quelques hommes, très fier d'avoir réussi
À casser la glace, tombèrent dans l'eau et sous la banquise, se noyèrent. Jacques Cartier ne semblait pas être étonné de l'incompétence de ses hommes. Il devait partir le jour même et ils manquaient de vivres. Encore une fois Donnacona offrit une partie des récoltes du village. Agona vint saluer Jacques Cartier…
— Bonjour à vous monsieur l'explorateur, j'ai à vous parler….
— Excusez-moi grand chef Donnacona, je vais aller avec le grand chaman. Répondit Jacques Cartier.
Agona et Jacques Cartier se mirent à l'écart pour parler :
— J'ai entendu dire que vous vouliez emmener les fils de Donnacona avec vous en France?
— Euh…je... oui, le roi veut voir à quoi ressemble un indigène…. répondit cartier un peu gêné
— Vous n'avez pas à vous sentir mal, je trouve qu'il s'agit d'une très bonne idée, je vais vous aider à convaincre le chef, il est très protecteur vous savez.
— Merci, Ô grand chaman répondit Cartier réjoui.
Jacques Cartier s'adressa alors à Donnacona :
— Monsieur Donnacona! Mon roi tient absolument à rencontrer des gens appartenant à votre espèce et j'ai pensé que vos fils feraient l'affaire, ils ont déjà accepté. Ils seront des candidats parfaits. Nous vous les ramènerons dans un an. Nous les éduquerons et ils reviendront avec plein d'histoires à vous raconter…. »
Donnacona s'assit et soupira. Il parla pendant de brefs instants avec ses deux fils dans leur langue. Ils parlèrent pendant un moment et Donnacona finit par accepter.
— Je vous laisse mes fils, traitez-les bien et ramenez-les-moi dans un an tel que promis.
— Je vous le promet grand chef Donnacona. Nous reviendrons dans un an tel que convenu.
La silhouette du bateau s'éloignait des rives tant accueillantes de Stadacone. Donnacona pleurait et pleurait car il voyait ses fils s'en aller. Il se réjouissait déjà d'entendre leurs histoires un an plus tard….
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